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Plan de paysage: définition de l'Art Urbain

Charte des paysages des Monts de la Goële : l'engagement des partenaires :
1. Mettre en œuvre une réflexion paysagère et une concertation préalable aux projets de développement et d'aménagement
2. Coordonner les actions de développement et d'aménagement
3. Mettre en place et financer les outils techniques nécessaires pour atteindre les objectifs de la présente charte
4. Assurer régulièrement des actions pédagogiques et de sensibilisation auprès du public et promouvoir un label
5. Mettre en place un comité de suivi de la présente charte, où chaque partenaire sera représenté ; le président du district des Monts de la Goële en assurera la présidence et le réunira au moins une fois par an.
Le président du district des Monts de la Goële

Plan de paysage: « Document de référence commun à l’État et aux collectivités locales, il concerne le plus souvent un territoire intercommunal pour un projet de devenir du paysage guidant les décisions d’aménagement. »

Pendant très longtemps, la notion de paysage reste distincte du contexte urbain. Certaines époques dont les enjeux étaient particulièrement importants (révolution industrielle, reconstruction, etc.) ont souvent occulté la notion de paysage et n’en ont pas tenu compte dans le développement de l’ur- banisation. L’objectif du plan de paysage est de gérer cette évolution pour préserver le paysage.

Dans les années soixante-dix apparaissent, de façon encore isolée, des personnalités portant une attention particulière au paysage et à la traduction de ses qualités en plan. C’est le cas de Gerald Hanning qui étudie la « trame foncière », à travers laquelle il démontre que les spécificités intrinsèques d’un espace (relief, nature, histoire, etc.) s’imposent lors de l’urbanisation de ce lieu et influencent ainsi le paysage (2). 
Kevin Lynch, de son côté, aborde le paysage sous un aspect sociologique en éta- blissant un « plan visuel » à partir de sondages auprès de la population d’un espace urbain. Il traduit les qualités et les défauts de cet espace selon différents critères (1).

Au début des années quatre-vingt, la préoccupation du paysage devient un objectif national. La loi du 8 janvier 1983 fait apparaître les ZPPAU (zones de protection du patrimoine architectural et urbain). Le périmètre de 500 m de rayon protégeant les abords des monuments historiques est enrichi et assoupli. L’idée apparaît d’un ensemble à préserver dans son intégralité. Le dossier fourni propose un plan assez peu expressif, sur lequel sont indiqués le périmètre concerné et quelques points auxquels il faut porter une attention particulière. 
La loi de 1993 crée les ZPPAUP (zones de protection du patrimoine archi- tectural, urbain et paysager) qui introduisent une partie paysagère ainsi que le volet paysager, qui devient une pièce obligatoire pour l’obtention du permis de construire.

C’est le 3 novembre 1994 que la notion de plan de paysage est adoptée par le Conseil des ministres. Ce document, qui résulte d’une approche partagée, présente deux particularités :
-d’une part, il dépasse le simple constat car il est lié à l’opérationnel et intervient lorsqu’une mutation d’usage de l’espace s’annonce et qu’un enjeu de paysage apparaît. Son but est de comprendre le paysage actuel et de prévoir dans le projet ses continuités envisagées sur le territoire étudié. Il est dressé de façon à apprécier leur impact dans la cohérence d’un paysage futur,
-d’autre part, le paysage est considéré dans son unité et le document qui en découle concerne donc le plus souvent un territoire inter- communal.

Le plan de paysage s’inscrit dans une démarche de projet de paysage intercommunale. Il devient une charte de paysage dès lors que les objectifs qu’il définit sont signés par tous les acteurs (élus, maîtres d’œuvre, maîtres d’ouvrage, etc.).

Après les premières expérimentations de 1993, la méthode d’élaboration des plans de paysage a été mise en place par le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, qui a confié la réalisation du Guide des plans de paysage, des chartes et des contrats au paysagiste Bertrand Folléa. Cette méthode comporte quatre phases.

Phase 1 : La connaissance et le diagnostic, établis à partir d’une étude historique et géographique (carte morphologique) de la région, d’une enquête sociologique pour définir le degré de reconnaissance par la population de ce paysage (carte des unités paysagères) (3) et d’une étude des facteurs d’évolution de cet espace révélant stabilité ou instabilité (carte des enjeux de paysage) (4). 
Phase 2 : Le parti d’aména- gement, les objectifs et les actions. Il s’agit d’un plan de synthèse des propositions d’action (5) traduisant les grandes lignes d’orientation approuvées par tous les intervenants. Son but est de donner des directives assez larges pour que tous les projets concernés puissent s'y adapter. Des évolutions sont possibles en cours de projet si celles-ci affinent la pertinence du plan de paysage, comme par exemple celle du dessin du périmètre de la zone.
Phase 3 : La stratégie de mise en œuvre. Il s’agit de mettre en place un programme d’action comprenant l’inscription des orientations retenues dans les documents d’urbanisme et l’établisement d’un programme d’opérations dans les secteurs de mutation.
Phase 4 : Mise en œuvre du projet de paysage et son animation. Le but est de faire perdurer les orientations du plan de paysage de façon : 
-réglementaire : adaptation des documents d’urbanisme au plan de paysage, signature entre les acteurs pour transformer le plan en charte, 
-opérationnelle : mise en œuvre de projets localisés, contrats de paysage avec les acteurs,
-pédagogique : sensibilisation, formations, publications, etc.

L’élaboration du plan de paysage est placée sous la responsabilité d’un comité présidé par un élu. Les paysagistes en charge des chartes et plans de paysage sont choisis par les maîtres d’ouvrage, généralement des collectivités locales, après mise en concurrence. Leur rôle est de faire émerger une compréhension commune à tous les intervenants pour faciliter le travail intercommunal.

Le plan de paysage exprime une prise de conscience collective de l’intérêt pour le « paysage ordinaire ». D’une part, il contribue à la promotion du débat public ; il peut donc éviter certaines « erreurs manifestes d’appréciation » de l’autorité compétente qui conduisent le juge du tribunal administratif à annuler des décisions d’autorisation de construire. D'autre part, il permet d’éclairer le choix de stratégies de gestion de l’espace et de construire un projet global sur le territoire étudié.

V. ENTITÉ URBAINE, PLAN VISUEL, TRAME FON-CIÈRE, VOLET PAYSAGER, ZPPAUP.

Source: Arturbain.fr
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